mardi 9 octobre 2012

Recettes de rations ménagères

          Un furet adulte de 1 kg consomme en moyenne une ration de 200kcal sur 24 heures. La ration doit être distribuée en plusieurs petites portions.
 
 
          Voici deux recettes de rations ménagères élaborées par une vétérinaire nutritionniste :
 
 
 
BASE POULET
 
Pour 200kcal (modifier les quantités en conservant les mêmes proportions si les besoins sont différents).
 
110 grammes de viande de poulet ou de dinde, crue ou cuite
7,5 ml d'huile de colza
0,5 ml d'actis omega (Sogeval)
4 grammes (1 dosette) de Vit'i5 Little Ca
1 à 2 grammes de son de blé
 
 
BASE BOEUF
Pour 200kcal (modifier les quantités en conservant les mêmes proportions si les besoins sont différents).
 
100 grammes de coeur de boeuf
1 oeuf de caille entier (sans la coquille)
5 ml d'huile de colza
0,5 ml d'actis omega (Sogeval)
4 grammes de Vit'i5 Little Ca
1 à 2 grammes de son de blé
 

 
 
 

mercredi 19 septembre 2012

L'identification du furet en image

         Contrairement à ce que l'on peut lire parfois, il est inutile de procéder à une anesthésie flash pour identifier un furet.
        
          Un vétérinaire qui a l'habitude de manipuler des furets, le tour de main et une bonne aide de votre part sont amplement suffisant pour effectuer ces soins sans faire respirer à votre animal un gaz qui n'est pas anodin.


          On débute par la vaccination, moins traumatisante, l'animal sera plus calme pour être identifié par la suite. Si l'on fait le contraire, le furet se débattra pour la vaccination.


On présente l'animal correctement au vétérinaire pour qu'il puisse le saisir par le cou sans se faire mordre. On donne au furet un stylo avec "grip" caoutchouc sur lequel il pourra passer sa colère.
 
          Votre vétérinaire pourra exercer sans stress, pensez à son confort.
 
 

          Sans stylo, on peut donner sa main gantée pour distraire le furet sans y laisser des doigts !

Une fois vacciné, on implante la puce électronique.
 
 
Aidez votre vétérinaire, pensez à son confort.

lundi 27 août 2012

Panorama du monde du furet en France

          Ou comment se préparer pour devenir éleveur de furet....


          Après un rapide tour d'horizon, on recence moins de 20 élevages de furets déclarés en France.

          Il est très difficile aujourd'hui d'avoir une idée précise tant les élevages naissent et meurent rapidement. L'attrait du gain semble être la seule réflexion motivant la création de ces élévages éphémères qui ont oublié d'anticiper les frais annuels d'un élevage, la place nécessaire, les locaux, les maladies, la sélection...

          A l'instar de l'élevage canin, le monde du furet est engorgé d'illuminés, de doux rêveurs, d'élevages illégaux, de nostalgiques, de militants pour la cause animale... tout autant de personnes qui ne peuvent comprendre les tenants et aboutissants d'un élevage professionnel.

          Vous voulez vous lancer dans l'élevage de furets ? voici ce qui vous attend :




L'élevage de A à Z :



A comme....

          ADV : Aleutian Disease Virus, maladie provoquant des épidémies graves avec un taux de morbidité de 100%. Il n'existe ni vaccin ni traitement contre ce virus que l'on rencontre de plus en plus fréquemment en France grâce à l'importation massive de furets malades.

          Antéchrist : En effet, avec vous, c'est la fin du monde du furet. Vous envisagez de vivre sur le dos de vos animaux, vous ne les aimez donc pas, vous les exploitez. Vous ne faites pas de sélection, seul le profit vous intéresse et si un jour l'avenir de l'espèce est compromis, vous en serez tenu pour responsable. Vous et vos confrères éleveurs qui représentent environ 5% des furets vendus en France chaque année.

          Associations : les associations sont forcéments anti-élevages, vous serez tenus pour responsable des futurs abandons de furets. En effet, le particulier passionné, lui, ne vend qu'à des gens hautement qualifiés et bien renseignés. Le mépris de la santé des animaux ne pose généralement pas de souci pour ces dernières (stérilisation/castration et alimentation croquettes exclusivement). Les associations sont faciles à reconnaitre, généralement elles pleurent pour avoir des dons bien que leur compte en banque soit supérieur à celui d'un élevage.


B comme...

          Balance : point d'astrologie ici mais balance comme cafard, baveur, indic ou "pute", vous êtes professionnels donc vous êtes soupçonnés d'avertir les services compétents quand vous identifiez des élevages illégaux. Ces derniers, sans aucune preuve et sans aucune conscience professionnelle n'oublieront pas de vous rappeler que vous vivez sur le dos de vos animaux et que par conséquent vous êtes méprisables.

          Baltringues : Ce sont généralement les élevages illégaux qui pour pouvoir fourguer au prix fort leur production vont critiquer sans cesse et sans relache votre travail. Il faut bien exister d'une manière ou d'une autre. Le plus rapide n'étant pas de justifier de ses compétences mais de tenter de démontrer que les autres n'en n'ont pas. Ces "baltringues" ont une durée de vie de 3 ans en moyenne, n'ont aucune compétences et méprisent la législation. Ils sont très facile à identifier.

          Boulet : vous en verrez beaucoup, généralement ils sont membres des associations (voir lettre A). Malgré les heures d'informations que vous allez leur donner, ils iront sur des forums vérifier les informations et pour être bien vu de leurs nouveaux amis virtuels accepteront de croire tout est n'importe quoi : comme le fait que vous êtes un antéchrist (voir lettre A encore une fois).


C comme....

          Conjoint : il en faut un bon, car l'élevage se fait à 2, c'est un projet de vie, un projet de couple.

          Coccidiose : parasitose fréquente, rarement bien soignée chez les baltringues.

          Cracher : cracher dans la soupe, cracher à la gueule.... c'est ce qui vous arrivera sur les forums lorsque vous donnerez des informations. Des baltringues (voir lettre B) s'approprieront vos connaissances et mépriseront vos compétences.... Dans l'idéal, prenez en photo le journal du jour avec la date lorsque vous donnez une nouvelle information (méthode terroriste qui a fait ses preuves).


D comme...

         Dénonciation : voir Balance. Pratique courante à votre encontre même si rien n'est fondé. Il faut compter environ 2 dénonciations tous les 3 ans. Généralement, les services vétérinaires se lassent et vous passent juste un coup de téléphone pour vous dire qu'ils ont reçu encore un mail...


E comme...

         ECE : Entérite catarrhale épizootique, maladie diagnostiquée par beaucoup de vétérinaires dès qu'ils observent une diarrhée verte, faisant fit du test de base. L'ECE est selon nous et uniquement nous, un ensemble de maladies inconnues regroupées sous ce terme qui désigne un symptôme.

         Ecervelé : Généralement, c'est les interlocuteurs sur le web qui vous demande de vous justifier jusqu'à 4 heure du matin. Eux ne travaillent pas, vous oui.

          Eleveur : Métier qui ne consiste pas seulement à prendre la zigounette d'un mâle pour la mettre dans le pilou-pilou d'une femelle. L'élevage, c'est un devoir de sélection dans le but d'améliorer un ou plusieurs caractères de l'espèce : morphologie, sociabilité, couleur, prolificité... Toutes formes de sélection est justifiable du moment que l'on ne ment pas.

         Entêté : Malgré toutes vos explications et sans jamais être venu vous rencontrer, ils sauront mieux que vous ce que vous faites. Bien souvent, ils sont assimilables aux baltringues.


F comme...

          Farfelu : les justifications des baltringues concernant leurs sélections. En peu de mots, on s'apperçoit vite que la sélection ne se fait que sur des critères "bankable" adieu la santé, le caractère... on produit ce qui est à la mode uniquement. Ne pas oublier que les baltringues n'ont pas l'objectif de durer dans le temps.

          Foireux : les contrats des baltringues.... ils contiennent toujours des clauses abusives, bien entendu toujours au mépris de la loi. Personnes ne peut vous interdire de faire reproduire votre furet, vous obliger à donner des nouvelles ou vous renoncer la vente.


G comme...

         Giardiose : pathologie touchant les élevages qui sont limites niveaux vermifuge et hygiène.

         Google : Votre meilleur atout et votre pire ennemi.... idéal pour se faire connaitre mais toutes les critiques, même diffamatoires sont ineffaçables.


H comme...

          Hypocrite : Les personnes qui achètent vos animaux pour les faire reproduire et vous critiquent ouvertement sur le web.... prenez leur argent et dénoncez les....


I comme...

         Ignare : Dans le monde du furet, nous sommes tous ignares... ceux qui prétendent le contraire sont généralement des baltringues, voir un ou deux élevages qui sont border line.

         Ignomine : vous y serez confronté.

         Insultes : elles seront quotidiennes.


J comme...

          Joie : vous en aurez beaucoup en exerçant ce métier.

          Joute : la joute verbale sera votre lot quotidien.


K comme...

         Killing : méthode consitant à se débarrasser des invendus ou des animaux qui ne reproduisent plus... vous y serez peut être confronter.


L comme...

          Langue de pute : généralement, ce sont des personnes qui ne vous ont jamais vu.


M comme...

          Mammite : inflamation de la chaîne mammaire. Affection relativement fréquente qui nécessite une surveillance quotidienne.

          Manu : personnage à éviter

          Menaces : vous recevrez des menaces, parfois des menaces de mort. On s'y habitue.


N comme...

         Nauséeux : la mentalité dans le monde animal.

O comme...

          Ookystes : personne ne sait ce que c'est sauf vous, c'est pour ça que vous êtes professionnel.

P comme...

          Peine : vous en aurez beaucoup en exerçant ce métier.

          Professionnel : attention, tous les professionnels ne sont pas vos amis une fois déclaré... bien au contraire... Si vous existez et que vous persévérez vous deviendrez une personne à abattre.... dans ce cas précis des élevages professionnels peuvent se comporter en "baltringue".


Q comme...

          Qualifications : Il vous en faudra beaucoup. La passion seule n'est pas suffisante pour mener à bien un élevage rentable. Vous devrez avoir ou acquérir des compétences en informatique, en communication, en comptabilité, en commerce...

R comme...

         Réalité : réalité économique, réalité du marché, réalité de l'élevage.... bien peu savent ce que s'est.


S comme...

          Sodomie : se faire enculer, c'est relativement fréquent dans le monde de l'élevage.


T comme...

          Thiaminase : personne ne sait ce que c'est, mais on sait qu'il ne faut pas en donner au furet.


U comme...

          Urolithiase : calculs liés à la consommation de croquettes.


V comme...

          Vétérinaire : il vous faudra un bon véto, pas cher. Il vous faudra des compétences vétérinaires pour lutter contre les inepties volontaires des vétérinaires de vos clients dont le seul objectif est de soustraire de l'argent à vos adoptants en vous mettant sur le dos une incompétence indémontrable.


W comme...

          Waardenburg : syndrôme mis en cause dans le cas des furets tachés, mais en fait, personne n'est capable de le démontrer.


X comme...

          Xénophobie : la peur de l'étranger. Vous en serez victime quand vous tenterez de vous intégrer dans le monde du furet..... t'es qui toi ?


Y comme...

         Comme rien.... rien ne commence par Y.

Z comme...

         Zoonose :  (maladie transmissible de l'animal à l'homme)   là, on touche des informations pointues. C'est votre principale souci en tant que pro. Les baltringues s'en moquent, ils ne sont pas contrôlés, mais vous oui.

mardi 21 août 2012

Le marché du furet en déclin

          L'année 2012 marquera la fin du développement du marché furetesque en France. Face à la reproduction sauvage, les animaleries vendent de moins en moins..... par conséquent les grossistes vendent de moins en moins et les élevages de furets doivent s'adapter.

         L'offre est supérieure à la demande..... la faute à qui ?
         La reproduction sauvage, effectuée par des particuliers, soutenus par les associations de défense des animaux.... le manque de législation (identification non obligatoire), le manque de contrôle.....


         Il ne restera sur le marché que les personnes qui pourront proposer un tarif correcte pour des animaux sains, une bonne prestation, un bon contact, de bonnes relations.... il ne fait nul doute que de vieux élevages disparaîtrons.

dimanche 29 juillet 2012

La sélection

          Tout le monde en parle, tout le monde la prone, tout le monde prétend en faire, mais qu'en est-il vraiment ?

          Tout d'abord, il est bon de rappeler qu'en l'absence de standard, la sélection, devrais-je dire plutôt les sélections, restent très subjectives et mes choix ne seront pas forcément les meilleurs aux yeux d'un autre élevage.
         
          A partir de ce constat, la première bonne sélection est d'éviter l'apparition de tares et autres dégénérescences. Nous savons par exemple que l'accouplement de deux silvers ou DEW engendre une léthalité (homozygotie morbide, cf l'article sur la génétique dans ce même blog). C'est ce que nous pouvons appeler : une impasse génétique.

          Il est donc important de ne pas perdre de vue lors de la sélection, que cette impasse génétique guette.


          Autre exemple : Le black allemand.
         
          Le berceau de cette souche prend son origine en Allemagne, dans l'élevage de P. H. Il existe un gros soupçon d'hybridation sur ces lignées black, une hybridation avec du vison d'europe.
          Il semblerait que l'éleveur ait réussi à mettre la main sur un ou plusieurs Khonoriks dont voici une photo :




          Nous voyons là une ressemblance troublante, hybridation confirmée par des grossistes du nord de la France lors de conversations téléphoniques.
          Sur une hybridation directe, nous savons que les mâles sont stériles et les femelles fertiles. A force de mariages en diluant cette hybridation, l'éleveur obtient des mâles fertiles avec une prolificité très médiocre (prolificité faible chez les femelles également).

          Nous sommes à nouveau en présence d'une impasse génétique. Marier des blacks allemands entre eux va inexorablement tendre à la stérilité de la souche et l'ensemble du travail de P. H. n'aura servi à rien.

          Par conséquent, accoupler deux blacks allemands n'a pour seul objectif que d'obtenir le maximum de furetons au phénotype identique. Animaux actuellement très recherchés par les amateurs de furets.
          Tenter de justifier une telle sélection par des critères morphologiques ou de caractère est purement et simplement une mystification. En effet, les plus belles morphologies étant les souches Russes et les meilleurs caractères sont imputables à la Nouvelle Zélande. Sans aller aussi loin, nous pouvons trouver sur d'autres courants de sang français des animaux harmonieux et sociables qui permettraient d'assainir et consolider ces souches de blacks.
          L'inconvénient pour les gens qui "travaillent" (entre guillemets car le terme est un peu présomptueux pour décrire ce qui se passe dans le salon de ces quelques personnes), c'est qu'il faudrait des dizaines de reproducteurs et perdre durant 2 ou 3 ans le phénotype si cher à leurs portefeuilles.


          Le cas du rustique :

          L'apologie de la non-sélection. Généralement, sur le web, le terme "rustique" désigne les furets zibelines, champagnes et albinos issus des clapiers des chasseurs ou de la forêt.
          Là, nous allons être confronté à plusieurs paradoxes un peu gênant.
         
          Tout d'abord la morphologie : La chasse aux lapins avec des furets (furetage) nécessite des furets de petits gabarits (on voit très souvent des femelles de moins de 500gr et des mâles de moins de 900 gr, car meilleur déplacement dans les terriers); ce qui est une contre-sélection à l'heure où tous les particuliers préfèrent des animaux volumineux, voir obèses, suite à la désinformation massive menée sur le web pronant un surpoids comme gage de qualité et de bon sevrage.
          La sociabilité : Nous sommes donc en présence d'animaux longilignes et minces qui, par ailleurs, n'ont pas forcément été sélectionné pour leur qualité de sociabilité. Le furet de compagnie ne peut souffrir d'un caractère trempé. En appartement, en présence d'enfants, chaque morsure grave est potentiellement exploitable par les mauvais esprits associatifs pour réduire encore et encore les prérogatives de l'élevage.
          La généalogie : Enfin, la généalogie est souvent floue et nécessite de puiser ses reproducteurs dans des secteurs géographiques éloignés afin d'éviter tous risques de consanguinité.
          Ne perdons pas de vue non plus que l'albinos est invendable et que le zibeline suit cette tendance actuellement.

          Si il ne fait aucun doute que la santé chez le furet est dans les clapiers (des animaux avec des longévités importantes, sans jamais voir un vétérinaire), la sélection de cette seule caractéristique n'est pas cohérente au regard des caractères de sociabilité (très aléatoires selon les souches) et de morphologie (mode du furet "ours" au détriment du furet "souris").
          Nous pouvons donc puiser dans ces souches la santé mais il va falloir travailler le reste.


          Améliorer le caractère : Il suffit pour cela de marier des mâles rustiques avec des femelles extrêment calmes, sélectionnées pour la compagnie depuis des décennies (les souches NZ par exemple). Nous allons privilégier le mariage dans ce sens car il est préférable que les furetons soient en présence d'une mère calme, au delà du caractère héréditaire, le mimétisme comportemental reste très important.
          Cette sélection représente une hérésie pour le puriste du rustique qui, dans sa grande sagesse, perçoit difficilement les tenants et aboutissants de l'élevage, donc de la sélection.
          Rappelons que l'avenir du furet passe par son développement (en terme d'adoptions) puisque c'est le volume qui permettra la naissance des études. Ce dont nous avons tous besoin.


          La retrempe : on désigne par ce terme l'accouplement d'un furet avec un putois. Il ne s'agit pas d'hybridation puisque tous deux sont une seule et même espèce. La retrempe a pour but de fixer une morphologie ou une couleur mais n'a aucun sens en terme de santé ou de caractère. Les amateurs de sauvage apprécient ce type de sélection car, dans l'originalité du furet, ils peuvent se prévaloir d'être à la source. Nous sommes un peu dans le concours de celui qui pisse le plus loin.

          Non sens pour la santé, je m'explique. La longévité du putois n'est pas son point fort. Dans la nature, son espérance de vie est réduite (prédation...), par conséquent, toutes les pathologies liées à la vieillesse ne sont pas un frein à sa reproduction (cataracte, cardiomyopathie...). De fait, soutenir que de mettre du sang sauvage dans les lignées de furets servirait à favoriser la santé, c'est se mettre le doigt dans l'oeil, oeil atteint de cataracte, rappelons-le.

         Non sens pour le caractère, est-il nécessaire de développer ce point ? Pour être plus clair auprès des néophytes, je vais tout de même approfondir. Le putois est un animal sauvage, sa méfiance envers l'homme et tout ce qui ne provient pas de son milieu naturel est héréditaire. Par ailleurs, le putois n'est pas un animal grégaire, par conséquent il supporte mal la compagnie de ses congénaires. Ce qui est vite problématique pour le particulier qui souhaite avoir plusieurs furets.
         On connait des élevages amateurs qui pensaient faire fortune avec de telles femelles, la déception fût grande lorsqu'ils découvrirent que ces femelles ne vivraient jamais en groupe (donc investissement dans de nouvelles cages) et lorsque les femelles très stressées mangèrent tous leurs rejetons (le cannibalisme est fréquent chez la furette stressée). Bien entendu, à défaut de ne rien produire, elles n'étaient pas non plus de bonnes furettes de compagnie.


         La dérive pro-rustique : Nous voyons apparaître une dérive de ce mouvement puriste qui est une aberration sans nom. Un furet zibeline, sans aucune généalogie connue peut être considéré comme un "rustique" et donc être sélectionné pour une reproduction allant dans ce sens. Pour bien comprendre qu'il s'agit là d'un défaut de réflexion, il faut savoir que deux furets tachés peuvent sortir du zibeline dans la descendance. La rusticité de l'animal ne serait-elle liée qu'à l'expression de la couleur ? Bien entendu, cela n'a pas de sens.



          Le cas des tachés : La sélection des furets tachés est une sélection "bankable", au même titre que le black allemand. Aujourd'hui, nous savons tous que ces animaux sont potentiellement sourds, que la répartition des taches est aléatoire. (Par ailleurs, des blacks allemands sont sourds aussi).
          Pourquoi sélectionner de telles bêtes me direz-vous ? Outre l'originalité de la robe, nous sommes en présence de souches (suivant la provenance et la sélection) d'animaux très calmes, ce qui est un caractère intéressant en sélection.
          Et la santé ? c'est là que le bât blesse. Cancers précoces, système immunitaire faible, cardio.... la sélection uniquement faite sur le caractère a engendré l'apparition de pathologies sans doute récessives.



          La meilleure sélection consiste donc à trouver le bon compromis entre les qualités et les défauts de toutes ces souches de furets.
          L'avenir du furet ne passe pas par une sélection sur un caractère unique qui tendra inexorablement vers une impasse génétique.


         La meilleure sélection, c'est peut peut-être de ne pas faire de sélection à proprement parler. Marier deux beaux furets ayant un bon caractère, une bonne santé, et ce sera déjà pas mal.... en tout cas moins pire que ce qui se fait actuellement sous couvert de grands mots scientifiques pour tenter de justifier l'injustifiable.

mercredi 25 juillet 2012

Un TAN pour le furet ?

         A l'heure où le web déplore la sélection actuelle qui tend à la bisounoursification du furet (qui est cependant la demande de 99% des clients), ne serait-il pas judicieux que les éleveurs se penchent sur la création d'un TAN (Test d'Aptitude Naturelle) afin de valoriser les furets zibelines et albinos ?

          Ce test, ouvert uniquement aux furets français issus de parents français, de couleur zibelines ou albinos permettrait de conserver et valoriser une production plus traditionnelle évitant la démultiplication des tares telles que nous le voyons aujourd'hui.


         Ce TAN pourrait facilement se dérouler en garenne artificielle et pourrait être géré par une association d'éleveurs de furets.

lundi 16 juillet 2012

Identification et législation

Nous pouvons lire tout et n'importe quoi sur le web, comme d'habitude me direz vous.

Alors un petit point sur la législation s'impose.



En France métropolitaine, l'identification du furet n'est pas obligatoire.



Décriptons le texte de loi relatif :

Article L212-10 Article modifié (version en vigueur du 8 décembre 2006 au 22
juin 2008)
Créé par Ordonnance 2006-1548 2006-12-07 art. 1 2° JORF 8 décembre 2006



"Les chiens et chats, préalablement à leur cession, à titre gratuit ou onéreux, sont identifiés par un procédé agréé par le ministre chargé de l'agriculture. Il en est de même, en dehors de toute cession, pour les chiens nés après le 6 janvier 1999 âgés de plus de quatre mois. L'identification est à la charge du cédant.

Dans les départements officiellement déclarés infectés de rage, l'identification est obligatoire pour tous les carnivores domestiques.
Les dispositions du premier alinéa peuvent être étendues et adaptées à des espèces animales non domestiques protégées au titre des articles L. 411-1 et L. 412-1 du code de l'environnement. La liste de ces espèces et les modalités d'identification sont établies par arrêté conjoint des ministres chargés de l'agriculture et de l'environnement."
 
 
 
Le texte est pourtant clair et ne mérite pas de polémique. Les chiens et les chats doivent être identifié, le furet quant à lieu doit être identifié lorsque le département où il réside est déclaré infecté par la rage.
 
Par ailleurs, avec un peu de bon sens, tout le monde peut s'appercevoir que nous sommes de nombreux élevages professionnels à vendre des animaux non identifiés. De toute évidence, si cela était interdit, nous ne pourrions pas le faire.